Au futur simple, le verbe avoir se conjugue ainsi : j’aurai, tu auras, il ou elle aura, nous aurons, vous aurez, ils ou elles auront. Son radical irrégulier est « aur- », suivi des terminaisons -ai, -as, -a, -ons, -ez et -ont.
À l’atelier, une enfant dessine la maison qu’elle aura plus tard, puis hésite au moment d’écrire sa phrase. Cette petite hésitation ouvre une belle porte vers la conjugaison : associer chaque forme à une image, à un projet ou à une émotion. Le futur devient alors une promesse que l’on peut raconter. Avec des repères visuels et l’oreille attentive, les élèves mémorisent les formes d’« avoir » tout en osant inventer leurs propres lendemains.
Le verbe avoir au futur simple : conjugaison complète
Le futur simple permet d’évoquer ce qui arrivera plus tard. À l’indicatif, le verbe avoir change de radical : il devient « aur- ». Il est donc irrégulier sur ce point, mais il accueille les terminaisons habituelles du futur : -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont. Les fiches de Français Facile et de Cours Français confirment cette conjugaison, à retenir comme une petite palette de sons qui se prolongent vers demain.
| Pronom | Avoir au futur simple | Phrase-image |
|---|---|---|
| Je | j'aurai | J'aurai un pinceau fin. |
| Tu | tu auras | Tu auras une idée lumineuse. |
| Il, elle, on | il, elle, on aura | Elle aura son tablier. |
| Nous | nous aurons | Nous aurons du temps pour créer. |
| Vous | vous aurez | Vous aurez besoin de papier. |
| Ils, elles | ils, elles auront | Ils auront des couleurs à mélanger. |
Très vite, cette conjugaison rejoint la vie quotidienne : un projet, un objet attendu, une émotion, un rendez-vous ou une aventure encore invisible.
Comment conjuguer avoir au futur sans se tromper ?
Plutôt que d’apprendre des formes isolées, l’enfant peut suivre un chemin régulier. Il entend alors une structure, presque comme le rythme d’une comptine, et retrouve plus facilement le verbe avoir au futur.
- Identifier le pronom : je, tu, nous ou un autre sujet.
- Conserver le radical « aur- ».
- Choisir la terminaison du futur qui correspond au pronom.
Ainsi, « nous aurons » se construit avec « aur- » et « -ons ». Cette procédure donne un appui concret : on ne devine pas, on assemble. Elle est particulièrement utile lorsque être au futur est travaillé en parallèle : « je serai et j'aurai ». Les ressources d’Assistance Scolaire et le support de Monsieur Mathieu les présentent volontiers côte à côte.
Pour ancrer ce geste, proposez un court rituel créatif : chaque personne dessine une promesse de demain, puis la dit avec le pronom de son choix. « Nous aurons une grande feuille », « elles auront des étoiles dorées ». La parole devient alors un espace d’essai rassurant.
Quand employer « j'aurai » : exemples et repères de sens
« J'aurai » place ce que je possède, ressens ou dois faire dans un temps à venir. Des repères comme demain, bientôt, plus tard, l’an prochain ou dans quelques jours éclairent la phrase : ils ouvrent devant l’enfant une petite fenêtre sur ce qui n’est pas encore arrivé.
Dans un atelier, on peut dire : « Demain, j'aurai de la peinture bleue. » À la maison : « Tu auras une idée pour ta cabane. » En famille : « Nous aurons du temps pour créer. » Avoir ne parle pas seulement d’objets. Il peut exprimer une sensation, comme dans « J'aurai froid », ou un besoin : « Vous aurez besoin de papier ».
Essayez la valise créative : chacun imagine ce qu’il aura demain dans sa valise, le dessine, puis le raconte. Cette expression libre, proche d’une pédagogie active attentive aux multiples langages de l’enfant chers à Loris Malaguzzi, fait entendre le futur avant même de le recopier. Le mot se relie à une image, à une voix, à un désir.

« Tu auras », « tu aurais » et « qu'il ait » : ne plus confondre les formes
Ces formes proches n’ont pas la même intention. « Tu auras » est au futur simple : « Demain, tu auras ton carnet. » Il annonce ce qui viendra. « Tu aurais » est au conditionnel présent : « Si tu choisissais le bleu, tu aurais une autre ambiance. » Il ouvre une hypothèse. « Qu'il ait » appartient au subjonctif présent : « Il faut qu’il ait son matériel. » Il suit ici une nécessité.
| Forme | Ce qu’elle exprime | Repère |
|---|---|---|
| Tu auras | Un fait à venir | demain |
| Tu aurais | Une possibilité | si |
| Qu'il ait | Un souhait, une nécessité | il faut que |
Attention : « tu aurai » n’est pas correct. Au futur, « j'aurai » accompagne seulement je, tandis que tu appelle « tu auras ». Pour vérifier à l’oral, changez le début de la phrase : avec demain, le futur se dessine ; avec si, le conditionnel peut apparaître ; avec il faut que, le subjonctif s’invite. Ce rôle du contexte rejoint l’idée de Vygotsky : le langage se construit dans une situation vécue et accompagnée.
Futur simple, futur proche et futur antérieur du verbe avoir
Le futur ne porte pas toujours la même distance. Le futur simple, « j'aurai », annonce simplement ce qui attend plus loin : « Demain, j'aurai un atelier. » Il laisse l’événement se profiler, comme une feuille blanche posée sur la table.
Le futur proche, « je vais avoir », rapproche l’action : « Je vais avoir un atelier dans un instant. » Il donne l’impression que la porte s’ouvre déjà. Quant au futur antérieur, « j'aurai eu », il regarde une action comme terminée avant un autre moment futur : « Quand l’atelier commencera, j'aurai eu le temps de préparer les couleurs. »
Cette dernière forme est plus avancée : elle n’est pas prioritaire lorsqu’un enfant découvre le futur simple. On peut d’abord vivre et dire « j'aurai », puis élargir progressivement les nuances. QuillBot distingue également futur simple, futur proche et futur antérieur ; ici, l’essentiel est de les rendre sensibles dans une scène familière. Dans l’esprit de Rudolf Steiner, une image concrète précède volontiers la règle : le temps se voit, se raconte, puis s’écrit.
Le résumé utile
Le radical est « aur- » et les terminaisons sont -ai, -as, -a, -ons, -ez et -ont : j'aurai, tu auras, il aura, nous aurons, vous aurez, ils auront.
« J'aurai » est la première personne du singulier au futur simple, dont la terminaison est -ai. Le -s apparaît notamment au conditionnel : « j'aurais ».
« J'aurai » est au futur simple et présente un fait à venir. « J'aurai eu » est au futur antérieur et présente un fait comme terminé avant un autre moment futur.
L'enfant peut associer chaque pronom à une phrase personnelle et imagée, puis repérer le radical commun « aur- ». La répétition orale dans un contexte concret consolide mieux la mémorisation.
Gardez le tableau à portée de main, puis invitez l’enfant à compléter cinq phrases illustrées sur demain : ce qu’il aura, ce qu’elle aura, ce que vous aurez. Dire les phrases, les dessiner et les relire crée trois chemins de mémoire. Pour vérifier l’acquis, proposez enfin une courte histoire au futur, écrite ou racontée.
Vos questions, nos réponses
Comment conjuguer avoir au passé composé ?
Au passé composé, avoir se conjugue avec lui-même comme auxiliaire : j’ai eu, tu as eu, il ou elle a eu, nous avons eu, vous avez eu, ils ou elles ont eu. Le participe passé est « eu ». Ce temps raconte un fait terminé.
Comment conjuguer le verbe avoir au subjonctif présent ?
Au subjonctif présent, on écrit : que j’aie, que tu aies, qu’il ou elle ait, que nous ayons, que vous ayez, qu’ils ou elles aient. On l’emploie souvent après « il faut que », « je veux que » ou « pour que ».
Comment conjuguer avoir au plus-que-parfait ?
Le plus-que-parfait se forme avec l’auxiliaire avoir à l’imparfait et le participe passé « eu » : j’avais eu, tu avais eu, il avait eu, nous avions eu, vous aviez eu, ils avaient eu. Il évoque un fait achevé avant un autre fait passé.
Comment conjuguer l’auxiliaire avoir au futur de l’indicatif ?
Au futur de l’indicatif, écrivez : j’aurai, tu auras, il ou elle aura, nous aurons, vous aurez, ils ou elles auront. Gardez le radical « aur- », puis ajoutez les terminaisons du futur, comme pour le verbe le verbe travailler. « J’aurai » s’emploie uniquement avec le pronom je.
Actualisé le 29.07.2026