Pour se faire et pour ce faire : le bon choix selon le sens

« Pour ce faire » signifie « pour faire cela » ; « pour se faire » emploie le verbe pronominal « se faire » et parle d’une action tournée vers le sujet. Pour choisir, remplacez par « pour cela » si vous hésitez sur « ce », ou par « pour me faire » si « se » reste logique.

Pour se faire et pour ce faire : le bon choix selon le sens

« Pour ce faire » signifie « pour faire cela » ; « pour se faire » emploie le verbe pronominal « se faire » et parle d’une action tournée vers le sujet. Pour choisir, remplacez par « pour cela » si vous hésitez sur « ce », ou par « pour me faire » si « se » reste logique.

Dans un cahier d’atelier, je vois souvent la même correction revenir : « pour se faire » a été écrit là où l’élève voulait dire « pour cela ». La confusion est fréquente parce que l’oreille entend la même suite de sons, alors que la grammaire ne raconte pas du tout la même chose. En classe, dans un mail aux parents ou sur une fiche de consignes, cette hésitation casse parfois la fluidité d’un texte pourtant clair. Je vous propose un repère très simple, puis des exemples pris dans la vie réelle de l’école et des ateliers, pour choisir vite sans alourdir vos phrases.

La réponse simple : les deux formes existent, mais elles n’ont pas le même sens

Oui, les deux formes existent. Pour ce faire signifie « pour faire cela » ; pour se faire emploie le verbe pronominal et renvoie à une action tournée vers le sujet, ou à quelque chose qu’il veut obtenir pour lui-même. La définition est nette.

L’erreur d’orthographe vient d’une confusion entre ce ou se, donc entre pronom démonstratif et pronom réfléchi, l’un des homophones grammaticaux les plus fréquents. Deux tests suffisent. Si vous pouvez remplacer par pour cela, gardez ce ; si la phrase accepte « pour me faire » ou « pour nous faire », écrivez se. En classe de CM1, on l’entend tout de suite dans une consigne d’arts plastiques : « observer la matière et, pour cela, comparer les textures » fonctionne seul, tandis que « prendre du carton pour se faire un masque » appelle un complément concret. La locution avec ce est déjà complète ; la forme pronominale, en revanche, ouvre souvent sur quelque chose de précis. C’est le même doute qu’on rencontre dans des exercices Projet Voltaire ou dans une fiche de l’Office québécois de la langue française.

Quand écrire « pour ce faire » ?

Écrivez « pour ce faire » quand vous pouvez dire « pour cela », à cette fin ou pour y parvenir. Ici, ce reprend une action déjà annoncée. La tournure est correcte, mais relève surtout d’un registre soutenu, fréquent dans l’écrit explicatif, administratif, scolaire ou académique.

Si vous vous demandez quand écrire pour ce faire, vérifiez que la phrase précédente annonce déjà l’action. Le lien doit être net. On écrira par exemple : « Nous ouvrons un atelier parents-enfants samedi ; pour ce faire, merci de valider l’inscription avant jeudi. » Cette expression figée reprend ce qui vient d’être dit. Elle paraît naturelle dans une note aux familles, un courrier de direction, la préparation d’un faire-part d’exposition ou une consigne adressée aux parents. Son relief est celui d’un écrit cadré, proche des formulations qu’on croise à l’Office québécois de la langue française ou dans un titre explicatif comme La finance pour tous. Si vous cherchez un pour ce faire synonyme plus souple, pour cela allège souvent la phrase sans perdre en clarté.

« ce faisant » ou « se faisant » ? « pour ce faire » ou « pour se faire » ? — Projet Voltaire

Quand écrire « pour se faire » ?

Écrivez pour se faire quand le sujet participe à l’action ou en reçoit l’effet sur lui-même : se faire entendre, se faire livrer, se faire accompagner, ou comment se faire des amis. Ici, le pronom réfléchi appartient au verbe pronominal et peut devenir me, te, nous ou vous. Pour comprendre comment utiliser se faire, observez le sens concret de la scène : un enfant de CM1 cherche à se faire comprendre pendant une lecture à voix haute ; un parent veut se faire rembourser après une sortie annulée ; dans un atelier d’arts, un participant essaie de se faire une place dans le groupe sans hausser le ton. La formule accueille souvent un infinitif, mais aussi un nom ou une expression lexicalisée. C’est vivant. Le titre Comment se faire des amis de Dale Carnegie fixe bien la structure dans la mémoire : on parle d’une action qui touche le sujet lui-même, non d’un simple moyen abstrait. En revanche, face à pour ce faire, le choix ne relève pas d’abord du registre ; il relève du sens et de la grammaire.

Le tableau de décision qui évite l’erreur en 5 secondes

Le tableau de décision qui évite l’erreur en 5 secondes

Pour trancher vite, posez deux questions. Si la phrase accepte pour cela, écrivez pour ce faire. Si elle accepte pour me faire ou pour nous faire, écrivez pour se faire. Cette méthode suffit souvent ; le tableau fixe ensuite les erreurs fréquentes dans des phrases réellement rencontrées à l’école, en atelier ou dans un courriel.

Test rapide Bonne graphie Exemple corrigé
« pour cela » pour ce faire Mail aux parents : « Merci de répondre ; pour ce faire, utilisez l’ENT. »
« se fabriquer » pour se faire Atelier en CM1 : « Gardez ce carton pour se faire un masque. »
Conséquence de ce fait Descriptif d’exposition : « Salle sombre ; de ce fait, les bleus vibrent mieux. »
Action simultanée ce faisant Et non se faisant : « Elle trie et, ce faisant, affine son savoir-faire. »
Invitation formelle pour ce faire Faire-part : « Merci de confirmer ; pour ce faire, scannez le code. »
Ton administratif pour ce faire « Veuillez joindre un justificatif ; pour ce faire, complétez le formulaire. »

Sur smartphone, je relis ainsi : cela, se, conséquence. Trois balises suffisent. Devant pour se faire ou pour ce faire, simplifiez sans scrupule : dans un mail, pour cela allège souvent mieux la phrase que la tournure plus administrative, presque celle de l’Office québécois de la langue française.

Registre, fréquence d’usage et exemples vivants : quand préférer « pour cela »

Dans l’usage courant, pour cela sonne souvent plus naturel que pour ce faire, plus soutenu et parfois administratif. En revanche, pour se faire reste indispensable quand l’action revient sur le sujet. Le bon choix dépend d’abord du sens, puis du registre de langue.

Formule Quand l’employer Effet
pour cela but ou moyen reformulé clair, direct
pour ce faire texte explicatif adulte plus formel
pour se faire action qui revient au sujet juste, neutre

À retenir avant de lire

Peut-on commencer un mail par « Pour ce faire » ?
Oui, surtout dans un message formel ou explicatif. Dans un ton plus simple ou plus chaleureux, « pour cela » sera souvent plus fluide.
Comment tester rapidement entre « ce » et « se » ?
Essayez de remplacer par « cela » : si la phrase tient, choisissez « ce ». Si vous pouvez dire « me faire », « te faire » ou « nous faire », choisissez « se ».
« Pour se faire » doit-il toujours être suivi d’un verbe ?
Très souvent, oui, ou d’un complément qui précise l’action : se faire entendre, se faire livrer, se faire des amis. Sans suite, la tournure paraît souvent incomplète.
Quelle différence entre « ce faisant » et « se faisant » ?
« Ce faisant » signifie « en faisant cela ». « Se faisant » est bien plus rare et décrit une action qui s’exerce sur le sujet lui-même.

Bon à savoir

Quand on met se où ce ?

On écrit se quand il s’agit d’un pronom réfléchi devant un verbe : se faire, se demander, se lever. On écrit ce quand on peut le remplacer par cela, cet élément ou un démonstratif : ce mot, ce qui, ce faire dans la locution pour ce faire. Mon repère simple : si un verbe suit et que l’action revient au sujet, il faut souvent se.

Comment utiliser se faire ?

Se faire s’emploie comme verbe pronominal. Il peut signifier subir, devenir ou provoquer : se faire gronder, se faire beau, se faire entendre. Dans une phrase, on l’écrit toujours avec se devant faire quand le sujet est concerné par l’action. Je conseille de vérifier si l’on peut dire lui-même ou soi-même : si oui, se faire est souvent juste.

Comment écrire pour ce faire ou pour se faire ?

Les deux existent, mais le sens change. Pour ce faire est une locution soutenue qui veut dire pour y parvenir, pour cela. Pour se faire correspond au verbe se faire : pour se faire comprendre, pour se faire plaisir. Si vous pouvez remplacer par pour cela, choisissez ce. Sinon, si l’idée est agir sur soi ou subir l’action, il faut écrire se.

Comment cela se Faisait-il ?

La bonne écriture est Comment cela se faisait-il ? avec faisait en minuscule, s’il n’ouvre pas la phrase, et un trait d’union dans l’inversion se faisait-il. Le verbe est à l’imparfait : se faisait. J’explique souvent qu’il faut d’abord retrouver la phrase simple : Cela se faisait. Puis on inverse pour former la question.

Quels qu'ils soient orthographe ?

On écrit quels qu’ils soient avec quels au pluriel, accordé avec le nom masculin pluriel sous-entendu ou exprimé : quels qu’ils soient, quels qu’en soient les motifs. Si le nom est féminin singulier, on écrit quelle qu’elle soit. Le mot quels est un adjectif variable, suivi de que puis du verbe être au subjonctif.

Comment ça se fait définition ?

L’expression ça se fait peut avoir deux sens. Soit elle signifie que quelque chose est possible ou courant : ça se fait dans certaines écoles. Soit, à la forme négative surtout, elle juge une attitude : ça ne se fait pas, ce n’est pas convenable. Dans les deux cas, se fait vient du verbe faire employé à la forme pronominale.

Comment écrire pour se faire ou pour ce faire ?

Pour se faire s’écrit avec se quand faire garde son sens verbal. Exemples : pour se faire aimer, pour se faire élire, pour se faire pardonner. En revanche, pour ce faire est une expression figée plus abstraite, équivalente à afin de le faire ou pour cela. Quand j’hésite, je remplace par pour cela : si la phrase reste juste, j’écris ce.

Comment utiliser pour ce faire ?

Pour ce faire s’emploie surtout dans un registre soutenu, souvent dans un guide, un courrier ou un texte professionnel. Il introduit un moyen ou une étape : Nous voulons améliorer la lecture ; pour ce faire, il faut pratiquer chaque jour. À l’oral courant, on dit plus simplement pour cela ou pour y arriver, par exemple en maîtrisant le subjonctif présent. Son orthographe est fixe : ce, jamais se.

Mis à jour le 09 juin 2026