On écrit « on prend », sans s, au présent de l’indicatif. Le pronom « on » se conjugue à la troisième personne du singulier, comme « il » ou « elle » : il prend, elle prend, on prend. « On prends » est donc incorrect.
À l’atelier, un enfant lance parfois : « On prends les pinceaux ? » Cette petite hésitation est très fréquente, car « on » peut désigner plusieurs personnes à l’oral. Pourtant, à l’écrit, le verbe prendre suit une règle stable et facile à vérifier. Avec un repère visuel, quelques phrases du quotidien et le rythme de la voix, les enfants peuvent mémoriser naturellement la bonne terminaison.
Ce qu'on retient
« On » est un pronom singulier du point de vue grammatical. Il peut remplacer « nous » dans la conversation, mais le verbe reste conjugué à la troisième personne du singulier.
« Prends » correspond à je et tu, « prend » à il, elle et on, tandis que « prennent » correspond à ils et elles au présent de l’indicatif.
Oui, « prenne » est correct au subjonctif présent : « Il faut qu’elle prenne son temps ». Ce n’est pas la forme utilisée après « on » dans une phrase ordinaire au présent.
Remplacez « on » par « il » : si la phrase devient « il prend », alors l’orthographe correcte est bien « on prend », sans s.
On prend ou on prends : la réponse à retenir
On écrit toujours « on prend », sans s final. Cette forme correspond au présent de l’indicatif du verbe prendre à la troisième personne du singulier : il prend, elle prend, on prend. Même lorsque « on » désigne plusieurs personnes dans la vie courante — une famille, une classe, un groupe d’amis — sa conjugaison ne change pas. Dans l’atelier, la phrase peut devenir un petit rituel sonore : « On prend les pinceaux, puis on choisit les couleurs. » Plusieurs mains s’avancent vers les pots de gouache, mais le verbe reste au singulier : prend. L’erreur « on prends » vient souvent de la proximité avec je prends ou tu prends, deux formes qui, elles, prennent bien un s. Pour ne plus hésiter, regardez le sujet avant d’écouter la fin du mot : « on » appelle la même forme que « il ». Pour approfondir : Une activité manuelle de maternelle pour noël prend vie en 12 idées.
Pourquoi « on » se conjugue comme « il » dans le verbe prendre
Le mot « on » a une nature grammaticale singulière : il commande donc la troisième personne du singulier. Son sens, lui, peut être collectif. Quand une mère dit « On prend le train ensemble », elle parle peut-être de toute la famille ; pourtant, on écrit bien prend. Cette différence entre ce que le mot veut dire et ce qu’il commande dans la phrase est la clé de la règle d’orthographe. Pour vérifier sans réciter une leçon, essayez ce petit cheminement :
- Repérez le sujet : ici, c’est « on ».
- Remplacez-le mentalement par « il ».
- Écoutez la phrase : « Il prend le train. »
- Écrivez alors « on prend », sans s.
Cette substitution donne à l’enfant un appui concret, presque comme une petite marche posée devant lui. Dans l’esprit de l’étayage décrit par Lev Vygotsky, l’adulte peut d’abord accompagner ce geste de vérification, puis laisser l’apprenant le faire seul. Peu à peu, le repère « il prend » devient une boussole discrète au moment d’écrire. Pour approfondir : Comment écrire « je l’a prend » en français sans faute ?.

La conjugaison du verbe prendre au présent : prends, prend, prennent
Le verbe prendre est irrégulier : sa forme varie nettement selon le sujet. Pour choisir entre les finales proches, observez d’abord qui fait l’action. Le s appartient à je et tu ; « on » rejoint il et elle. Le tableau ci-dessous suffit pour éclairer l’hésitation.
| Sujet | Présent de l’indicatif | Repère |
|---|---|---|
| je | je prends | avec s |
| tu | tu prends | avec s |
| il / elle / on | il prend, elle prend, on prend | sans s |
| nous | nous prenons | forme longue |
| vous | vous prenez | forme longue |
| ils / elles | ils prennent, elles prennent | double n et -ent |
En création, dites : « Tu prends une feuille » ; puis : « Les enfants prennent de l’argile. » Pour une vérification fiable, consultez les conjugueurs de l’Académie française, du Robert, du Nouvel Obs ou de Bescherelle : ils permettent de confirmer la forme et le mode employés.
Les erreurs fréquentes avec « prendre » et la manière de les éviter
Les hésitations ne signalent pas un manque d’attention : elles montrent que l’oreille rapproche des formes qui se prononcent presque de la même façon. Plutôt que de corriger sèchement, faisons bouger la phrase : changeons son sujet, redisons-la, observons ce qui apparaît sur le papier. Voici les confusions les plus courantes.
- « On prends » devient « on prend » : « On prend les ciseaux. » Test utile : « Il prend les ciseaux. »
- « Je prend » devient « je prends » : « Je prends un morceau de papier bleu. » Avec « je », le s est nécessaire.
- « Ils prend » devient « ils prennent » : « Ils prennent les tabliers. » Le sujet est pluriel, la terminaison est -ent.
- « Que l’on prend » n’est pas toujours adapté : après « il faut que », on écrit « que l’on prenne », comme dans « Il faut que l’on prenne le temps d’observer. » Prenne existe bien, mais au subjonctif présent, et non au présent de l’indicatif.
À l’oral, ces nuances se cachent volontiers ; l’écrit les rend visibles. Manipuler plusieurs phrases aide davantage qu’une faute entourée de rouge : le bon choix devient une forme que l’on reconnaît.
Faire mémoriser « on prend » avec une activité créative
Pour ancrer « on prend », faites entrer la conjugaison dans les mains. Préparez trois étiquettes-sujets : « je », « on », « ils ». Disposez au centre d’une table un pinceau souple, une feuille épaisse, un galet d’argile ou quelques craies aux couleurs poudrées. L’enfant tire une étiquette, choisit un matériel, prononce sa phrase, puis la compose sur une bande de papier : « Je prends un pinceau », « On prend la terre », « Ils prennent les craies ». Invitez-le à faire le geste au moment où il dit le verbe : la main qui saisit devient un repère pour la mémoire. Dans une approche sensible proche de Rudolf Steiner, les matières donnent chair à l’apprentissage ; avec Loris Malaguzzi, elles deviennent aussi des langages par lesquels l’enfant cherche, formule et transforme. Gardez les phrases affichées près de l’espace créatif, comme une petite galerie vivante. Lors d’une prochaine hésitation, nul besoin de dramatiser : reprenez simplement le repère lumineux et immédiatement applicable — « il prend », donc « on prend ».
Pour choisir la bonne forme, remplacez simplement « on » par « il » ou « elle » : si vous écrivez « il prend », alors écrivez « on prend ». Répétez ce repère en situation : on prend les ciseaux, on prend la feuille, on prend le temps d’observer. La conjugaison devient alors un geste familier.
Page actualisée le 29.07.2026